Coups de cœur des libraires
Pas si tant de Salomé Botella +
Savoir s’arrêter sur des détails, des images, des odeurs, des sensations, et par petites touches éparses, recomposer tout un paysage ; un endroit que l’on appelle la Creuse. Dans ce premier roman en vers libres, Salomé Botella réussit la transformation poétique de faire de cet espace si souvent dénigré un refuge de nostalgie, et c’est très beau.
♥ Bulle

Princesse de Kinga Wyrzykowska +
En voilà un roman original ! Sous couvert d’une rencontre amoureuse et d’un retour au pays, l’histoire de Barbara Lis s’enfonce doucement dans le malaise. Un lapin maléfique, une Église toute puissante, une communauté rurale étouffante, tous les ingrédients sont réunis pour faire de ce roman la critique d’une société pétrie de superstitions et engluée de croyances mortifères. Il y a de tout dans ce livre, même un podcast !
♥ Bulle

Les Habitantes de Pauline Peyrade +
Une maison, une femme, une chienne et toute la vie autour : les habitantes. Un style tout en rondeur qui n’est pas sans rappeler celui de Francis Ponge tant chaque chose est à sa place, et pourtant éclairée d’une lumière singulière. C’est beau, c’est frémissant comme une rivière et bourdonnant comme une abeille.
♥ Bulle

Le monstre mur de Victor Malzac +
Victor Malzac est une voix singulière de la littérature contemporaine. Poète et romancier, il parvient à nous retranscrire l’absurdité et la violence de notre modernité dans des textes hypnotiques aussi drôles qu’angoissants. Le Monstre mur est une nouvelle démonstration de son talent.
♥ Alexandre

La mer et son double de Julia Lepère +
Une ville de sable au temps immobile et un cargo perdu en pleine tempête. Deux espaces liminaux presque fantasmagoriques qui s’effleurent sans jamais se trouver ; mais résonnent étrangement, comme lorsqu’on écoute la mer dans un coquillage. Est-ce une fable ? Est-ce un conte ? Ou un rêve fiévreux ? C’est peut-être un peu des trois à la fois, quoi qu’il en soit, il est difficile d’en sortir.
♥ Bulle


Chaque goutte est un cauchemar pour l’homme de Megan Kamalei Kakimoto +
Quelle belle découverte ! Un recueil de nouvelles à la fois féministe, horrifique et mystique : vous tenez entre vos mains la Mariana Enriquez hawaïenne. Tranchant comme la lame d’un couteau, son style est aussi onirique que politique. Et s’il ne vous fallait retenir qu’une chose : évitez de siffler à la nuit tombée…


