jeudi 12 novembre 2026 à 19h30


Jessica Bonamy, Ahmed Amine Ben Feguira : Voix et Oud electrifié

Entre oud électrifié et chant, Ta’am nous embarque dans une épopée sonore aux accents jazz et world.

Des musicalités juives aux gammes modales des maqam du maghreb et du mashrek, Jessica Bonamy & Ahmed Amine Ben Feguira vous invitent à rédécouvrir la BO de la pièce chorégraphique Ta’am. Oud augmenté aux riff entêtants ; improvisations vocales joueuses et mélodies de toujours, leurs ornements sont une ode à la rencontre et un plaidoyer pour une méditerranée au pluriel !


TA'AM
  • 2026
  • 0 pages
  • 0
  • 17 €

TA’AM (musique) | Jessica Bonamy et Ahmed Amine Ben Feguira

Créer un album musical et artistique à partir d’une pièce chorégraphique, pour se demander où va la danse une fois qu’on l’a dansée.
Laisser une trace de ce qui est, par définition un art de l’éphémère, insaisissable. Tout cela relève de la traduction — peut-être le seul acte humain qui ait un sens.
Pour construire la pensée sensible, nous devons transposer, renouveler … Traduire.

De la danse au son et du son à l’image, cet album – pendant de la pièce chorégraphique éponyme – est une réflexion sur ce qui s’écrit et ce qui échappe ; sur le lien entre l’oral et l’écrit avec pour point de départ les rituels ancestraux performatifs du rituel hébraïque. Entre visuels évoquant le geste ou le capturant, et musique issue de la création sonore composée en soutien à la chorégraphie, Ta’am se déploie comme un récit sonore.

Entre oud électrifié et chant improvisé, cette épopée puise dans les musicalités juives, celle des Te’amim/טעמים ou cantillation hébraïque – gestuelle d’orfèvre et sons d’ornements – et part à la recherche de leur résonnance dans le système modal arabe du maqâm. Du Machrek au Maghreb, d’une liberté de phrasé à l’accent jazz, au palimpseste des rituels musicaux, Ta’am prend l’aspect d’une Ode à une méditerranée, délicieusement plurielle, mais surtout tout habitée par l’oralité en partage; par le lien au mouvement, à ce qui reste sujet à l’interprétation, à l’improvisation.

Oud augmenté aux riffs entêtants, improvisations vocales et mélodies de toujours, incarnent ici la chorégraphie en son absence dans un album qui retrace le parcours de la danse, de tableau en tableau ; qui par l’image seule, qui par le son seul, qui par l’image tressée au son, pour donner à entendre le sens de cette rencontre des cultures et des arts; un sens qu’on ne touche que par le rythme; un rythme qui donne son goût aux choses

Jessica Bonamy : Chorégraphie, composition, chant
Ahmed Amine Ben Feguira : Composition, oud, percussions
Juliette Wayenberg : Conception, images, graphisme
Jean Baptiste Brunhes : Prise de son, mixage, mastering
DITO Studio : Assemblage, reliure

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