vendredi 30 janvier 2026 à 19h30


Rencontre avec Julien Pallotta, traducteur de deux nouveaux livres d’Eduardo Viveiros de Castro à l’occasion de leur lancement aux éditions Dehors.


Julien Pallotta

Agrégé et docteur en philosophie, Julien Pallotta est chercheur associé au laboratoire de philosophie contemporaine à l’IFCS/UFRJ, spécialisé en philosophie sociale et politique française et en philosophie des sciences sociales…

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Couverture de Perspectivisme cosmologique
  • Editions Dehors
  • 2025
  • 208 pages
  • 9782367510309
  • 17 €

Perspectivisme cosmologique. Quatre leçons d’anthropologie multinaturaliste | Eduardo Viveiros de Castro

Le défi posé à l’anthropologie contemporaine est de trouver le moyen d’échapper à l’anthropocentrisme des modernes formé par le partage entre nature et culture. Avec Bruno Latour et Philippe Descola, Eduardo Viveiros de Castro fait partie des principaux théoriciens qui soutiennent que cette opposition n’a aucun fondement universel.
En réponse à ce problème, Viveiros de Castro présente dans ce livre les fondements de son approche qu’il nomme le « perspectivisme » : si Darwin nous a enseigné que les êtres humains sont des animaux, les amérindiens nous font comprendre en quel sens les animaux peuvent être humains. Par ce renversement de «perspective», l’auteur introduit de nouvelles clés pour comprendre les conséquences de ces cosmologies pour le monde occidental à l’ère de l’anthropocène.

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Couverture Pour une autodétermination indigène
  • Editions Dehors
  • 2025
  • 80 pages
  • 9782367510316
  • 8 €

Pour une autodétermination indigène | Eduardo Viveiros de Castro

Cet essai d’Eduardo Viveiros de Castro est un manifeste d’anthropologie et un pamphlet politique. L’auteur y réécrit l’histoire du Brésil à partir du concept d’ethnocide. Du point de vue des opprimés il montre qu’au Brésil, le signifiant exemplaire de la minorité ethnique est l’indigène. Ce qui permet à l’auteur de poser l’alternative politique décisive à l’ère de l’anthropocène : soit envisager l’Indien comme pauvre, et le maintenir dans une trame progressiste-productiviste-consumériste pour penser son émancipation, soit concevoir le pauvre comme l’Indien, et libérer alors la gauche de son imaginaire productiviste en l’invitant à prendre la voie d’une forme d’autonomie susceptible de toujours mieux composer avec la condition terrestre de l’humanité.

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