vendredi 4 décembre 2026 à 19h30


Rencontre avec Sébastien Charbonnier autour de ses ouvrages Pouvoir et puissance (Vrin, 2025) et La Fabrique de l’enfance (lundimatin, 2025).


Sébastien Charbonnier

Sébastien Charbonnier

Sébastien Charbonnier est enseignant-chercheur en philosophie de l’éducation, praticien d’éduc’ pop et bâtisseur. Il travaille depuis plusieurs années désormais sur les rapports sociaux d’âge, tentant de décrire la plus oubliée des dominations pour ce …

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La Fabrique de l'enfance
  • lundimatin
  • 2025
  • 248 pages
  • 9782494355071
  • 16 €

La fabrique de l’enfance | Sébastien Charbonnier

On ne naît pas enfant, on le devient par la surdité de l’adulte. Cet ouvrage vise à défaire l’âge (comme « évidence biologique ») et l’enfance (comme état de « dépendance objective »), de la même manière que Judith Butler a défait le genre, ou Elsa Dorlin a défait la race. De fait, la notion d’âge a longtemps échappé à une approche en termes de rapports sociaux de pouvoir : il paraît que les enfants ne travaillent pas et qu’on les protège. Pourtant, rien n’obsède plus l’adulte que la mise en activité forcée des enfants : nier le consentement des mineur·es afin de préserver l’ordre capitaliste. Sébastien Charbonnier est philosophe et chercheur en sciences de l’éducation. Préface de Nathalie Quintane.

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Pouvoir et puissance
  • Vrin
  • 2025
  • 226 pages
  • 978-2-7116-3233-6
  • 15 €

Pouvoir et puissance | Sébastien Charbonnier

Refuser de parvenir est une pratique radicale qui met à genoux « le pouvoir ». Mais sait-on de quoi il retourne derrière ce singulier trompeur, qui souvent fascine alors qu’il devrait nous interroger ? Comment se fait-il que tant de parts en nous aspirent à cette solution de facilité que sont les rapports de pouvoirs ?
Nous sommes toutes et tous, en nous-mêmes, à la croisée d’intersectionnalités divergentes : à la fois opprimé·es et oppresseur·es selon les perspectives. Comment agir, depuis ces contradictions qui nous traversent, sans convoquer nos parts de dominant·e « au service » de nos luttes ?
La thèse défendue ici est : « refuser de devenir oppresseur·e » (souci des autres) résout le problème de l’emprise : « échapper au statut d’opprimé·e » (souci de soi). C’est en réalité un seul et même problème : il s’agit d’échapper à la logique des rapports de pouvoirs qui nous rivent à l’impuissance d’une vie sans relations avec soi, les autres et le monde – en rendant enviable d’« avoir » du pouvoir.
Refusant ce piège, nous pourrons déployer nos communes puissances d’agir : c’est une question entièrement pratique !

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